C’est une des convictions portées par Excellence Ruralités : l’orientation, trop laissée pour compte en France, doit être abordée le plus tôt possible, afin que les élèves puissent le moment venu faire des choix en toute connaissance de cause. Au Cours Vauban, c’est dans ce cadre que des élèves de 5e ont eu la chance de découvrir certains métiers manuels grâce aux Compagnons du devoir à Dijon.
L’orientation des élèves est un défi majeur pour l’école : dans bien des cas, les élèves s’orientent “par défaut”, à cause de l’autocensure, ou tout simplement parce qu’ils ne connaissent pas tout le champ des possibles. Bien des métiers sont méconnus ou dévalorisés à tort. Travailler sur l’orientation le plus tôt possible permet de faire sortir les élèves des sentiers battus, de les sensibiliser à d’autres possibilités, ou tout simplement de leur faire prendre conscience de leurs talents.
L’orientation : un défi à commencer le plus tôt possible
Dans les écoles Excellence Ruralités, toute cette réflexion commence dès la cinquième. Comme au Cours Vauban, où les professeurs ont initié différentes actions pour travailler sur ce sujet. première étape : apprendre à mieux se connaître. Lors d’une heure de cours, chacun a identifié cinq qualités qui le définissent. Savoir reconnaître ses forces et en être fier, c’est le début d’une orientation réussie ! Deuxième étape : passer à la pratique. Direction Dijon pour les élèves volontaires pour aller visiter la maison des Compagnons du devoir, à l’occasion de leurs portes ouvertes. “Quand on habite en ruralité, tout est loin”, explique Marie de Seroux, la directrice, qui a accompagné le petit groupe. “Certains parents ne peuvent tout simplement pas faire ce genre de déplacement, par manque de temps ou par manque de moyens.”
Rencontrer des jeunes passionnés par leur métier
Arrivés sur place, les élèves découvrent une multitude de métiers manuels qu’ils ne connaissaient pas. Mais surtout un monde où l’excellence fait partie du quotidien : “ce sont vraiment des formations d’excellence, où les élèves sont poussés à faire du mieux qu’ils peuvent, à tout donner. Au sein des compagnons du devoir, il y a beaucoup d’artisans qui ont travaillé sur la restauration de Notre-Dame de Paris par exemple. C’est un esprit d’exigence bienveillante qui résonne avec ce que nous essayons d’apprendre à nos élèves en classe”, observe Marie de Seroux. C’est en effet cette attention portée à l’excellence qui permet aux Compagnons du devoir de redorer l’image des artisans : “les élèves étaient vraiment ravis de rencontrer des jeunes passionnés par leur métier et de constater que ce genre de formation n’était pas “pour les nuls” : on peut être fier de faire un métier manuel, car ce sont de beaux métiers. C’était enthousiasmant pour les élèves qui n’ont pas forcément l’habitude d’entendre ce discours.”
Ouvrir le plus de portes possibles, c’est cela, la base d’une orientation réussie !






